Organisation de la Mosquée

Les rendez-vous de la Grande Mosquée

La mosquée organise différents rendez-vous annuels, dont la journée de la science où les découvertes scientifiques sont à l’honneur, ainsi que des concours inter-quartiers entre jeunes qui mettent en valeur leurs connaissances tout en créant un certain esprit de compétition. Une fête clôturant l’année scolaire est également organisée: les élèves présentent chants, jeux et sketchs à la fois sous l’œil attentif de l’équipe pédagogique et celui, admiratif, de leurs parents.

Un autre rendez-vous -et non des moindres- est organisé ; il s’agit du Congrès annuel qui rassemble plus de 1500 personnes durant trois jours. Le public vient de tous les coins de l’hexagone et de l’Europe. D’éminents savants et intellectuels musulmans y participent par des interventions de haut niveau autour de thématiques théologiques, philosophiques et sociologiques. Les fidèles profitent de ces interventions pour combler leurs lacunes et enrichir leurs connaissances. Cet événement nécessite énormément d’énergie et mobilise près d’une centaine de bénévoles afin d’assurer l’organisation (accueil, hébergement, préparation de plus 300 couverts à chaque repas). La mosquée a créé une caisse de solidarité pour permettre à ses fidèles de faire face aux petites difficultés matérielles et financières. Tout au long du mois du ramadan, chaque jour, plus de 200 repas sont préparés et distribués sur place, destinés aux personnes seules et aux nécessiteux. La mosquée peut également être sollicitée pour d’autres motifs personnels.

Le rôle social de la Mosquée

Le rôle social de la Mosquée

La mosquée a également un rôle social de médiation et de réconciliation assuré par l’imam et les aumôniers.
Les besoins de la communauté musulmane évoluant, la mosquée s’est dotée de trois types d’aumôneries : l’aumônerie des hôpitaux, l’aumônerie pénitentiaire et l’aumônerie militaire.
Officieusement créée en 1989 mais officiellement en 1993, l’aumônerie des hôpitaux se charge d’assister moralement et matériellement les malades musulmans dans la mesure de ses moyens. Elle comptait au début une dizaine de « permanents » et une quinzaine de bénévoles, aujourd’hui une quarantaine. Elle permet au corps médical de mieux comprendre les besoins culturels et religieux du patient musulman. Les membres de l’aumônerie visitent les malades, les réconfortent, accompagnent certains patients en fin de vie. Sollicitée par les sociétés des pompes funèbres et par les familles des défunts, l’aumônerie assure la toilette mortuaire et les rites qui s’y attachent. Elle est aussi amenée à participer à des interventions et conférences dans les écoles d’infirmiers autour des thèmes comme la souffrance, la bioéthique… Grâce à la mosquée, les premiers hôpitaux à reconnaître l’aumônerie musulmane sont respectivement l’Hôpital Paul Strauss, l’Hôpital d’Hautepierre et l’Hôpital Civil.

L’écrivain, Mohammed Assad (initialement Léopold Weiss) exprime ce caractère achevé et universaliste de l’islam en ces termes : […] L’islam m’apparaît telle une œuvre architecturale parfaite. Toutes ses parties sont harmonieusement conçues pour se compléter et se soutenir les unes les autres ; rien n’est superflu et rien ne fait défaut, produisant un équilibre complet et une sérénité inébranlable . Ce qui illustre peut-être le mieux cette caractéristique, c’est qu’il n’existe pas au sein de cette religion de conflit entre le spirituel et le temporel, les deux sont intimement liés et harmonieusement équilibrés dans la vie du musulman. Et l’islam rejette les extrémismes : ni ascétisme austère (pas de détachement total de la société réelle, matérielle), ni matérialisme pur (le musulman ne se considère pas comme un simple consommateur dont l’acquis matériel reste l’unique fin), ni rigueur excessive, ni laxisme.

Les enseignements de l’islam prennent leur source dans le Coran et l’exemple du Prophète Mohammed (SBDL), la Sunna. Le Coran est la source principale des enseignements de l’islam et de ses règles. Il est la parole de Dieu dictée par l’ange Gabriel au Prophète Mohammed (SBDL). Il a été révélé par étapes successives, puis conservé par écrit sur des feuilles de palmiers ou du parchemin, et appris par cœur par des centaines de compagnons du Prophète. Après la mort de ce dernier, Abû Bakr, le premier calife, a décidé de réunir les fragments de versets révélés écrits sur différents supports, en un seul ouvrage. Cet exemplaire a été conservé jusqu’au temps du troisième calife, ‘Othmân, qui en a fait plusieurs copies et les a envoyées dans les différents territoires musulmans. Depuis quatorze siècles, la même version est en utilisée, contenant les mêmes mots, dans le même ordre, sans aucun ajout, ni suppression au texte d’origine. L’exemplaire original du Coran, qui a au texte d’origine. L’exemplaire original du Coran, qui a servi à ‘Othmân pour effectuer les copies, se trouve actuellement au musée Topkapi d’Istanbul. Le Coran se distingue par son éloquence, sa précision, son authenticité indiscutable et sa préservation intacte. Des millions de musulmans connaissent, parfaitement et entièrement par cœur le texte du Coran, qu’ils se transmettent oralement et par écrit, de génération en génération, depuis sa révélation. Quant à la tradition exemplaire du Prophète (la Sunna), elle est constituée des enseignements, des paroles et des actes du Prophète Mohammed (SBDL), collectés méticuleusement, mémorisés et rapportés par ses compagnons. La Sunna explique les versets coraniques et complète leurs enseignements. L’islam, comme il est bien indiqué dans un célèbre hadîth , repose sur un triptyque : la foi, le culte et le comportement.

L’implication de la Mosquée au dialogue inter-religieux

L’implication de la Mosquée au dialogue inter-religieux

Quant au dialogue, la mosquée y a toujours veillé et particulièrement en participant au dialogue inter-religieux. Ainsi, elle a participé aux assises du dialogue inter-religieux au Conseil de l’Europe en 1990 et puis plus tard à celles de la Maison de la Région Alsace en novembre 2011.
En collaboration avec les cultes reconnus, elle :

1. En décembre 1995

a signé l’appel à la fraternité des croyants d’Alsace,

2. En 1996

a participé à la table ronde sur le respect de l’autre et l’apprentissage du vivre ensemble

3. En 1997

a organisé une journée sur « Eduquer dans un espace pluraliste »

4. En avril 2000

a co-organisé le café interreligieux » sur la place des Rohans avec les aumôneries catholiques et protestantes,

5. Le 7 octobre 2010

s’est associée à la déclaration commune des représentants des quatre cultes contre le racisme à l’Hôtel de ville de Strasbourg

La mosquée est également sollicitée, et cela régulièrement, par les écoles pour accueillir différentes classes d’élèves et des enseignants en formation de l’IUFM (Institut Universitaire de Formations des Maîtres), et répondre ainsi à leurs questions sur l’Islam en rapport avec leur programme. Ce sont des échanges très enrichissants qui permettent aux participants de découvrir l’Islam d’une manière très ludique. Il faut aussi noter que la mosquée a grandement participé à la création du premier cimetière municipal musulman de France à Strasbourg dans le cadre du CRCM (Conseil Régional du Culte Musulman). Le cimetière a été inauguré le 06 février 2012.

La Mosquée de Strasbourg a toujours été un lieu d’écoute, une source d’information, de réconfort moral et psychologique. Elle a été pour ainsi dire, une école pour les musulmans de Strasbourg. Elle a permis et stimulé la création d’associations dans les quartiers : Montagne Verte, Hautepierre, Koenigshoffen, Elsau, et même à Colmar (association Al Amal).