Le projet de construction d'une mosquée près de Ground Zero tout près d'aboutir
Slm, pour mise en ligne, stp, merci
AFP/TIMOTHY A. CLARY
"Ne glorifiez pas les meurtriers de 3 000
personnes – Non à la mosquée de la victoire du 11-Septembre" proteste une
opposante au projet de construction.
Une commission de la ville de New York, chargée de la
préservation du patrimoine, a levé mardi 2 août un obstacle majeur à la
construction d'une mosquée controversée à quelques pas de l'emplacement où se
trouvaient les tours jumelles détruites par les attentats du 11 septembre
2001.
La commission a décidé à l'unanimité de retirer de la liste des monuments
historiques le bâtiment du 45-47, Park Place, près de Ground Zero, où la mosquée
doit être construite. L'immeuble datant de 1850 n'abrite plus désormais qu'un
magasin de vêtements à l'abandon. "La commission a voté par neuf voix contre
zéro pour retirer le bâtiment" de la liste, a déclaré son président, Robert
Tierney.
Les neuf membres de la commission ont expliqué à tour de rôle la raison de
leur choix, ce qui a donné lieu à des applaudissements dans la salle tandis
qu'une autre partie du public criait : "Honte". Un classement aurait
empêché la démolition du bâtiment et par là-même la construction de la mosquée
et d'un centre islamique, projet très controversé. La construction de cette
mosquée avait été approuvée en mai par le conseil municipal de New York.
Outre la mosquée, le futur complexe doit abriter des terrains de sport, un
théâtre, des restaurants et potentiellement une crèche. Les partisans du projet
soutiennent que la "Maison Cordoba" aidera à surmonter les stéréotypes
négatifs dont continue à souffrir la communauté musulmane de la ville depuis les
attaques contre les gratte-ciel du World Trade Center, qui avaient fait quelque
3 000 morts.
Les opposants soutiennent que construire une mosquée si près de Ground Zero
est une insulte à la mémoire des victimes. Le projet, qui dispose du soutien du
maire de New York, Michael Bloomberg, est notamment dénoncé vigoureusement par
l'ex-candidate républicaine à la vice-présidence, Sarah Palin.