Hadj Abdelaziz Di Spigno : C’est la deuxième année que l’association mène cette enquête. Elle a le mérite de poursuivre le travail de photographie sur le champ de la certification halal. Nous constatons, comme l’an dernier, qu’il existe une multitude de définitions pour le halal. On retrouve le problème de traçabilité, de sécurité des produits dans le marché du halal et de la qualité du contrôle.
Il existe deux champs de certification, dont l’autocertification. L’association appelle clairement à boycotter les produits autocertifiés, car il pose le problème de l’indépendance. Les certificateurs ne sont pas indépendants dans leurs actes et dans la qualité de leur travail. Ils ne doivent pas être salariés de l’entreprise qu’ils contrôlent. C’est un gage d’efficacité.
Ensuite, on entre dans le cadre de la certification elle-même. Là, il existe toute une palette comme celle des couleurs : il existe une gamme étendue de définitions. On estime qu’il existe aujourd’hui au moins une cinquantaine d’organismes de certification. Nous en avons recensé cette année 26 et nous avons reçu seulement 10 réponses à nos questionnaires. L’enquête dresse un tableau de bord sur 26 organismes, sachant que nous avons dépassé le cadre franco-français. On a étendu à l’Europe car on est dans le champ de la mondialisation. Il reste encore beaucoup de travail à faire mais ce qu’on retrouve en France se retrouve ailleurs aussi, c’est-à-dire qu’il existe toujours de multiples définitions sur le sacrifice, la certification et le halal.