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L'ancienne député néerlandaise d'origine somalienne Ayaan Hirsi Ali a reçu mercredi le Prix de la liberté d'expression du quotidien danois Jyllands-Posten, qui avait fait l'objet d'une vaste polémique en publiant en 2005 les caricatures du Prophète Muhammad.
La lauréate s'est vue remettre le prix de 50 000 couronnes (6 720 euros) pour ses diatribes sur l'islam et les musulmans, arguant encore mercredi même, à Copenhague, « le style de vie violent et ignorant, tribal hostile aux femmes et aux homosexuels, intolérant et discriminatoire » de l'islam. L'écrivaine dit ne pas regretter ses attaques contre cette religion : « Je vis sous protection (policière) mais je suis libre d'esprit. Je peux publier ce que je veux », a-t-elle déclaré au journal danois.
L'écrivaine vit sous protection policière depuis l'assassinat en 2004 du réalisateur néerlandais Theo Van Gogh, avec qui elle avait écrit Submission (Soumission), un film violent sur les femmes musulmanes.
À la suite d'une vive polémique concernant sa nationalité néerlandaise, qu'elle aurait obtenue en usant de mensonges, elle dut démissionner du Parlement en 2006 et, déboutée des subventions qu'elle recevait de l'État pour sa protection, elle fut amenée à demander, en 2008, à la France de lui accorder la nationalité française. Un appel qui ne connut pas de suite favorable.
Ayaan réside aujourd'hui aux États-Unis, et cherche, là aussi, à obtenir leur protection...
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