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Demain soir, Roland Ries, Mohamed Moussaoui, président du conseil national du culte musulman, et Driss Ayachour, président du conseil régional du culte musulman, signeront à l'hôtel de ville de Strasbourg une convention pour la création d'un cimetière confessionnel musulman à côté du cimetière Sud, rue du Rhin-Tortu, entre Neuhof et Meinau. Cette convention portera également sur l'entretien des carrés musulmans au sein des cimetières existants.
La ville de Strasbourg franchit donc une étape supplémentaire après la création dès 1973 de ces « carrés musulmans », destinés aux personnes de confession musulmane souhaitant être inhumées sur le territoire français.
Les demandes en ce sens sont « de plus en plus fortes », explique Olivier Bitz, adjoint au maire chargé des cultes. Elles témoignent selon lui d'une « volonté d'intégration » toujours plus grande de ces populations, en particulier chez les nouvelles générations. En outre, cette décision s'inscrit dans les engagements de campagne de Roland Ries : « traiter à égalité tous les Strasbourgeois, quelle que soit leur confession ». Cette volonté avait déjà amené la ville à « aligner les barèmes de subventions » versées aux associations cultuelles musulmanes, sur celles destinées aux cultes concordataires (catholique, protestant, israélite). La mosquée Eyyub Sultan et l'association Grande mosquée de Strasbourg en avaient profité (cette dernière pour des travaux électriques dans l'édifice de l'impasse du Mai). Un « choix politique », donc, qui satisfait la demande du Conseil régional du culte musulman, exprimée dès 2003.
Cette décision n'enfreint pas le droit local alsacien-mosellan. Si l'islam ne fait pas partie des « cultes reconnus », la constitution d'associations cultuelles de droit local est en effet possible.
Denis Tricard
© Les Dernières Nouvelles d'Alsace - 06/10/2009 |