Un cimetière musulman dans la CUS
La CAMS disposera d'un bureau 9, place Kléber, à la même adresse et au même étage que le Conseil régional du culte musulman (CRCM) qui a emménagé au mois de juin, à l'initiative de la Région Alsace. Cet immeuble est géré par Habitation moderne. L'unique pièce dont disposera la CAMS lui permettra de tenir ses réunions de bureau.
En installant le siège de la CAMS place Kléber, la municipalité a voulu délivrer « un message important : l'islam a sa place à Strasbourg, au coeur de la cité », a précisé Olivier Bitz.
Autre dossier en voie de règlement, celui des sépultures. « La création d'un cimetière musulman à gestion publique à Strasbourg, est un engagement du maire, Roland Ries, » et cette proposition est en train d'être finalisée.
En ce qui concerne les projets de lieux de culte dans les quartiers, Olivier Bitz constate que « la religion est d'abord l'affaire des fidèles et que les collectivités ne se substitueront pas à eux. » Autrement dit : aide-toi... mais alors, le ciel t'aidera, car la municipalité a décidé d'appliquer aux lieux de culte musulmans les mêmes règles d'aide et de subventions qu'aux lieux de culte des autres religions.
A la Meinau, par exemple, la mosquée de la rue du Baggersee va bénéficier d'une extension de ses locaux actuels (un préfabriqué).
Jean-Philippe Maurer, parlant au nom du conseil général, a salué l'action des associations de la CAMS, « engagées dans la vie des quartiers. »
On est dans le temps de la maturité
Les présidents des associations et les imams, non seulement « portent la parole de l'islam » mais sont aussi actifs socialement, comme Saliou Faye à la Meinau, avec un « projet de citoyenneté ».
Jean-Philippe Maurer constate aujourd'hui que les dossiers liés à la communauté musulmane sont « apaisés ». Il a rendu hommage à la patience des musulmans grâce à laquelle, « on est dans le temps de la maturité ».
Driss Ayachour, président du conseil régional du culte musulman, se réjouit que « la volonté religieuse puisse agir en partenariat avec la volonté politique » et qu'ainsi, les associations musulmanes puissent agir ensemble « au service de la communauté musulmane et au service de la société française. »
Roger Wiltz - © Les Dernières Nouvelles d'Alsace - 17/09/2009