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Le conseil général 67 a accepté, comme l'avait déjà fait la Région Alsace, d'accorder une subvention complémentaire à la grande mosquée de Strasbourg dont le coût d'objectif est passé de 6,3 à 8,5 M € suite à une résiliation de contrat avec la première entreprise attributaire des travaux. Le complément du Département s'élève à 179 000 €. Par ailleurs, le conseil général débloque 850 000 €, la même somme que la Région Alsace, pour la deuxième tranche de travaux de restructuration du Mont Sainte-Odile. Le site sera réorganisé en trois pôles : hôtellerie-tourisme, adorateurs perpétuels-pèlerins, résidence des prêtres et des soeurs.
La mise en sécurité des carrières de Saint-Nabor, sous le pèlerinage, progresse régulièrement et sera achevée fin 2013, a précisé Philippe Meyer (Rosheim).
Budget : le cap des investissements maintenu
Le conseil général du Bas-Rhin a adopté hier un budget supplémentaire qui « place le soutien aux activités économiques en tête des priorités », selon le président Guy-Dominique Kennel. Le groupe socialiste a voté contre.
Dans ce budget additif, les crédits destinés aux investissements augmentent globalement de 8,9 millions d'euros. Les interventions, investissements et fonctionnement confondus, sont en hausse de 4 M € pour les transports, de 1 M € pour les équipements sportifs, de 2,6 M € pour la culture et le patrimoine, de 1,2 M € pour la politique de l'habitat, de plus de 11 M € pour le développement économique.
Parallèlement, le conseil général fera 2,5 M € d'économies supplémentaires sur son fonctionnement interne (lire les DNA de dimanche). « Nous avons délibérément choisi de maintenir le cap pour notre politique d'investissements ; plus que jamais, l'économie bas-rhinoise a besoin du soutien des collectivités locales », commente Guy-Dominique Kennel. Ce n'est pas la lecture qu'a le groupe socialiste de la politique départementale. Une opposition très politique, gauche-droite, car dès qu'il s'agit de dossiers techniques (politique jeunesse, aéroport, Champ du Feu, domotique pour les personnes âgées, mosquée de Strasbourg, etc.), les élus socialistes rejoignent la majorité pour un vote souvent unanime.
Un plan de relance « injustement raillé »
Cela n'empêche pas Henri Dreyfus (PS) de dénoncer une « absence de vision à long terme, un budget qui reflète les dégâts causés par les politiques nationales, un décalque de la politique ultra-libérale du gouvernement sur notre département ». Jean-Jacques Gsell (PS) avait, lui, décelé « dans le plan de relance et la création d'emplois pour les jeunes, financés pour l'essentiel par l'État, des effets d'annonce qui ne correspondent pas à la réalité ».
Laurent Furst (UMP), qui rêvait il y a un peu plus d'un an d'occuper à la tribune la place du président, félicite Guy-Dominique Kennel pour ses « efforts de gestion et de rigueur » et son plan de relance « injustement raillé ». Il déplore « la violence et la brutalité des attaques contre le président » de la part de socialistes que les résultats des élections européennes devraient conduire à davantage de modestie. « Pour nous (l'UMP), ce scrutin a été un formidable encouragement à l'action », dit Furst. Pascale Jurdant-Pfeiffer (groupe centriste) soutient la majorité, mais demande que les plus modestes ne soient pas sacrifiés à « la religion du tout investissement et de la maîtrise des dépenses de fonctionnement ».
C.K.
© Les Dernières Nouvelles d'Alsace - 23/06/2009 |