Ce n’est pas sans déplaire aux islamistes sunnites, dont la frange la plus conservatrice a milité contre leur entrée au Parlement. Ce dernier n’a finalement obtenu que 11 sièges contre 21 au scrutin précédent au profit des chiites, qui représentent un tiers de la population.
Les élections législatives se sont déroulées dans un climat de tension entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif qui a conduit à la dissolution, en mars dernier, du Parlement par l’émir Sabah Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah.
Cependant, le scrutin n’a fondamentalement pas changé la composition du Parlement. Quant à celle du gouvernement, dont les membres sont nommés par la famille royale, elle reste à déterminer. Si sa composition reste inchangée, les élections ne mettront pas fin, selon plusieurs observateurs, aux querelles qui agitent la scène politique koweïtienne depuis plusieurs mois.