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Horaires de prières

jeudi 09 février 2012    17 Raby'al-awal 1433
Fajr Chourouq Dhohr Asr Maghrib Icha'
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Guebwiller / Dominicains. Liturgie soufie dans la nef. Version imprimable Suggérer par mail

Une vision "planante" de la prestation des danseurs. (Photos b.fz.-DNA)

Chanteurs et danseurs ont donné à entendre et à voir, samedi sur la scène des Dominicains, des extraits de la liturgie soufie de la grande mosquée des Omeyades de Damas.
 
Au début du IXe siècle, des mystiques musulmans sunnites s'organisent en confréries soufies et adoptent la musique comme support de méditation, comme moyen d'accéder à des états de grâce et d'extase ; au milieu du XIIIe siècle, le poète persan Jalâl al-Dîn al-Rûmi fonde à Konya (Anatolie) la confrérie des Mawlawiyya (derviches tourneurs) qui cherche l'extase dans une pratique de la danse en s'appuyant sur l'art musical, sans caractère obligatoirement sacré.

L'ensemble Noureddine Khourshid réunit sur scène huit chanteurs, trois instrumentistes (une cithare orientale, un tambour grave et un tambourin) et cinq danseurs ; le cérémonial-concert débute par de longues mélopées graves et intériorisées, les phrases mélodiques s'enchaînent inlassablement, se déroulent avec virtuosité. Les derviches, vêtus d'une longue tunique blanche (couleur de deuil) et d'une toque (symbole de la pierre tombale), se lèvent, tournent la main droite vers le ciel pour recueillir la grâce divine et la gauche vers le sol, pivotent sur le pied gauche en traçant un cercle sur la scène, tournent avec une régularité de métronomes, les robes deviennent corolles, le chant envoûtant place le spectateur hors du temps, « comme une ivresse qui transcende tout ce qui est autour de nous et nous fait oublier l'ombre planant sur nos têtes de mortels pour faire place à un sentiment éblouissant d'êtres devenus sans limites ».
 
Au-delà de ces considérations philosophiques et religieuses, le concert a été grandiose, déroutant, enthousiasmant pour plus de 600 spectateurs éblouis, qui ont également pris plaisir à consommer pâtisseries et thé au salon oriental installé dans le réfectoire d'été.
 
© Les Dernières Nouvelles d'Alsace - 25/03/2009
 

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