
L'adjoint aux cultes relève que « dans les DNA du 18/09, Fabienne Keller, par la voix de Bornia Tarall, dénonce une vision partisane et caricaturale de la question des lieux de culte de quartier, elle ajoute que c'est le « volontarisme politique » qui bâtit les lieux de culte, et qu'il "faut des actes et des preuves" ».
Olivier Bitz poursuit : « Le volontarisme politique ? Il a été pendant sept ans appliqué à empêcher la construction de lieux de cultes. Seul le relogement de la mosquée de Cronenbourg a été réalisé ces sept dernières années et uniquement parce que la barre Becquerel était démolie. Mme Tarall ne conteste d'ailleurs pas ce vide sidéral de réalisations ».
Et, considère l'adjoint aux cultes, « le droit de l'urbanisme a été régulièrement détourné de son objectif afin d'empêcher l'émergence de mosquées dans les quartiers ; le projet de grande mosquée n'a pas été finalisé, il a été rogné, réduit à la salle de prière, privé de tout ce qui pouvait l'ouvrir sur la Ville. La municipalité trouve aujourd'hui un dossier dans l'ornière : le chantier s'est arrêté le 14 janvier dernier, avant les élections ; nous sommes est en train de restaurer la confiance pour qu'enfin ce projet aboutisse. Il n'était pas nécessaire au groupe de Fabienne Keller, de rajouter dans ce dossier l'indécence à l'inaction. »
Djemilla Azrou : « Ne pas multiplier les mosquées par principe ! »
L'ancienne adjointe au maire chargée de l'Elsau réagit aux propos d'Olivier Bitz, actuel adjoint chargé des cultes (cf. DNA du 16/9) : « M. Bitz affirme que "les projets ne seront plus refusés par principe", pourtant il ne faut pas non plus multiplier les mosquées par principe ! » Et Djemilla Azrou de poursuivre : « De nombreux lieux de culte sont déjà aménagés à Strasbourg (...), tous les musulmans ne prient pas dans les caves. »
Par ailleurs, « l'association Ciel qui prie aujourd'hui sous une tente aurait pu avoir accès à un lieu de culte au 34 rue Martin-Schongauer. Ce lieu a été aménagé par Cus Habitat et la Ville, et bénéficie d'un ascenseur extérieur pour les personnes à mobilité réduite et les personnes âgées.
Si cette association prie aujourd'hui sous une tente, c'est parce qu'elle a refusé de partager ce lieu de culte avec une autre association musulmane de l'Elsau. La municipalité précédente ne peut être tenue pour responsable du choix de cette association. »
© Les Dernières Nouvelles d'Alsace - 19/09/2008 |